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Les 4 saisons, l'épicerie sociale de Bruz

Lundi 8 Mai 2017

Installée près de la place du docteur Joly à Bruz, dans une petite maison, l'épicerie sociale permet au gens les plus démunis de bénéficier de denrées alimentaires à moindre coût. En fonctionnement avec le CCAS et l'assistance sociale, les bénéficiaires peuvent trouver, au-delà de l'aide alimentaire, des personnes avec qui parler, pleines de compassion et de bienveillance.


© ouest-france.fr
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Créée en 2010, sur les bases de l'assistance alimentaire de la mairie, l'épicerie sociale se voulait un lieu sympathique, humain, où les personnes en grande précarité pourraient boire un café, trouver une oreille attentive, tout en bénéficiant d'une aide alimentaire. Supporté par la municipalité précédente (avec une subvention pour commencer, l'attribution d'un local,...) le concept à été reconduit avec la nouvelle équipe municipale.  

Le parcours des bénéficiaires, pour pouvoir bénéficier de l'épicerie, et toujours le même. Évalués par l'assistante sociale, ils sont ensuite orientés vers l'épicerie par le CCAS qui les aident à monter leur dossier.  

"Nous, bénévoles, avoue Françoise Demé, nouvellement élue présidente de l'association, nous ne connaissons pas la situation des bénéficiaires. Cela nous aide à ne pas porter de jugement et la relation est plus facile à tisser. S'ils sont là, c'est qu'ils y ont droit. Nous n'avons pas à les questionner sur leur situation, c'est eux qui se livrent, s'ils le veulent."

La discrétion et donc de mise. Ce qui se dit dans les locaux de l'épicerie reste dans les locaux de l'épicerie.

Les 36 bénévoles accueillent donc entre 30 et 40 familles par semaines (ce qui représente 120 personnes) pour une durée allant de quelques semaines à six mois au plus. Ils distribuent l'équivalent de 3 jours de nourriture. C'est un apport supplémentaire à d'autres aides. Ils font aussi le lien avec d'autres associations pour rompre l'isolement des bénéficiaires. Avec l'accès gratuit à certains concerts, expositions. L'objectif étant de garder socialisés, ou réinsérés, les bénéficiaires.


Le témoignage de Lydia

Lydia, une des bénéficiaires, est arrivée à Bruz il y a quelques années. Seule avec ses trois enfants, ne connaissant personne d'autre, elle a eu recours à l'épicerie sociale.

"Je ne savais plus parler aux gens. Je ne connaissais personne et j'ai réappris à parler à l'épicerie."


L'échange est dans les deux sens. Car si les bénévoles font preuve d'une grande écoute, compréhension, compassion, ils reçoivent également beaucoup d'humanité des bénéficiaires. S'engager dans cette association c'est le moyen de rester en contact avec la réalité de ces gens, pouvoir échanger.  


En recherche de bénévoles

"Je ne voulais plus faire de bénévolat, se confie Christine Heuzt, mais j'ai fais le point car j'avais besoin d'échanger. Ça m'apporte quelque chose, ce n'est pas pour combler un vide." 


Ils sont toujours à la recherche de bénévoles. Après un entretien, il y a un mois d'essai car l'empathie que requiert l'association est énorme. Cela demande un peu de temps d'adaptation. On peut s'engager pour soi mais on ne peut pas avoir la mentalité "quand j'ai envie". Il y a également régulièrement des formations à l'écoute et aussi gestion du stock notamment à cause des dates limites de consommation.

Maintenant ils aimeraient mettre en place, accompagnés par les bénéficiaires, des activités de glanage et cherchent donc des agriculteurs partenaires.


William VALLUET




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