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Si proche des bêtes de père en fils

Lundi 21 Août 2017

Les Briantais ont un point commun : celui d'aimer les bêtes. Mais pas n'importe lesquelles car, l'élevage de vaches laitières et de truies est une histoire de famille. Rémy Briantais, agriculteur à Saint-Didier, nous a accueillit dans sa ferme. Et dans une exploitation agricole le travail ne manque pas, même si parfois, les temps sont durs.


Il est 7h30, la traite des vaches a déjà commencé. Et pour une bonne qualité de production, les reines de la ferme sont chouchoutées chaque matin. Rémy Briantais livrera sa tonne de lait comme à son habitude au 1er groupe laitier, Lactalis.

8h30, c'est l'heure de nourrir les bêtes. Les veaux d'abord : une tétée de lait et de produit hydratant. Les veaux ont 14 jours. Les mâles seront vendus à d'autres éleveurs. Tous les mercredis le marchand de bestiaux vient les récupérer.


L'insémination artificielle

L'agriculteur possède 40 vaches. Elles font en moyenne un veau par an. Ici, aucune vache n'est élevé pour sa viande. Dans cette ferme de 50 hectares, la Prim'Holstein est la race dominante. C'est la première race laitière en France. Vous la connaissez sans doute, c'est une vache à la robe pie noire. Des vaches reproductrices inséminées, une méthode artificielle qui permet de choisir le sexe du veau : « celle que l'on ne veut pas garder on met du Bleu belge, une race mixe, pour une meilleure valorisation. Un mâle Bleu Belge vaut 300 euros et la femelle 200 euros ». La mise à la reproduction est un moment très délicat car il faut que l'éleveur arrive à détecter la chaleur chez la femelle. La détection des chaleurs est indispensable si l'on veut pratiquer l'insémination artificielle. Elle doit être réalisée consciencieusement pour pouvoir inséminer au moment optimum et avoir ainsi les meilleures chances de fécondation.


Le papa rentre en scène et les truies nous accueillent

Si proche des bêtes de père en fils

Remy n'est jamais seul pour s'atteler à la tache. Son père Joseph est souvent là pour l'épauler. D'ailleurs l'agriculteur de 49 ans est polyvalent. En plus d'être éleveur de vaches laitières, le saint-didois est naisseur engraisseur. Il possède 40 truies. « Les truies sont les femelles, les mâles sont appelés, verrats », concède le père. Des verrats présents dans la porcherie uniquement pour détecter les femelles en chaleur. Dans la porcherie, la machine à soupe tourne à grande vitesse. Bientôt les truies seront servies : une soupe à base de céréale passant par les tuyaux d'approvisionnement. Nous arrivons dans un couloir composés de quatre portes. Plus on avance et plus les cochons grandissent. Les truies sont en groupe de trois. Dans chaque salle se trouve 12 truies. « La carrière d'une truie dure 2 ans et demi. Le record de la ferme est de 16 portées », explique l'agriculteur aujourd'hui à la retraite.


2016, une période difficile

Le prix de la tonne de lait à l'année s'établit à 280 euros. Mais 2016 fut une période maigre. Et entre les contraintes environnementales et la multiplication de nouvelles normes de production, les agriculteurs ne tiennent plus. L'année dernière, les mouvements d'agriculteurs ont été nombreux dans la région.

« Les contraintes changent trop souvent, on a jamais le temps de s'adapter. C'était beaucoup mieux avant », relate Joseph.

Son fils gagnait à peine le prix de revient. S'octroyer un salaire était impossible. Aujourd'hui la situation s'améliore. Les banques refont confiance à l'agriculteur. Ils lui ont attribué les crédits nécessaires à l'exploitation.


1703_reportageagriculteurremybriantais_myriam.mp3 Si proche des bêtes de père en fils  (4.6 Mo)



Myriam Issouf Ali




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