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Alacantorad-Arpa. Covid-19: INCERTITUDES, interrogations, anxiété et modalités de déconfinement 25042020

Samedi 25 Avril 2020


L'actualité nous permet d'espérer plus encore que la semaine dernière puisque le nombre d'admissions en unités de réanimation ne cesse de diminuer et la perspective d'un début de déconfinement le 11 mai approche. Nous allons faire le point sur les incertitudes et les interrogations liées à la préparation de la fin du confinement.


COMME LUI, NOUS SOMMES DES ETRES COMMUNICANTS, chacun à sa manière, comme toutes les formes de vie sur terre!!! ...D'où cette pandémie qui nous menace. Crédits: Jiang Hao Photography - Getty
COMME LUI, NOUS SOMMES DES ETRES COMMUNICANTS, chacun à sa manière, comme toutes les formes de vie sur terre!!! ...D'où cette pandémie qui nous menace. Crédits: Jiang Hao Photography - Getty

Dans ce propos introductif, il nous a semblé intéressant de développer un certain nombre de points. Pour gérer au mieux cette crise sanitaire mondiale, et donc pour nous protéger du SRAS-CoV-2(de la grande famille des coronavirus), nous avons fait le choix d'être liberticide par rapport à nous même pour ce qui concerne nos mouvements et nos déplacements. Cette limitation de nos libertés a plusieurs composantes : # le confinement : à des degrés variables (allant du modèle suédois le moins liberticide -immunisation collective ou de groupe- au modèle coréen du sud ou chinois -modèle suppressif- en passant par des modèles « moyennement » liberticides comme en Europe -dits atténuants-)# les gestes barrière ( distance physique, gel hydroalcoolique, masque, gants, non serrage de main et pas d'embrassade, éternuements et mouchages avec précaution)On voit que ces choix restrictifs de nos libertés physiques ne peuvent qu'engendrer une certaine souffrance. En effet, ils touchent au plus profond de notre éthologie et de notre fonctionnement sociétal  c'est-à-dire la communication. Nous sommes en effet (et je n'invente rien!) des êtres communicants. Ainsi, ne plus pouvoir sortir et échanger de visu avec autrui est inhabituel pour nous et, même, devient douloureux. Il en est de même que de s'interdire de ne plus pouvoir toucher, embrasser ou nous approcher d'autrui. Et il y a fort à parier que lorsque les bars pourront rouvrir, les fêtes être organisées, les plages et sites naturels accessibles, ce sera la ruée ! Nous avons un besoin impérieux d'échanger avec nos semblables...et avec la nature.Certes, il y a le téléphone, les « réseaux sociaux », les tchats divers...Mais nous sentons bien que ces modes d'échange utilisés en exclusivité limitent notre liberté même si nous comprenons bien que nous limitons notre liberté pour limiter l'action délétère du virus.sur notre santé. Fort heureusement, nous sommes en démocratie ! Et notre liberté de pensée n'est pas impactée par ce confinement et par les mesures barrière. Cependant, en y réfléchissant, il n'est pas évident que notre pensée ne soit pas « perturbée ». Par le fait que, par les relations étroites (et souvent inconnues) entre notre notre cerveau et le reste de notre corps, notre pensée et notre esprit existent pleinement.. Donc, si l'ensemble du corps souffre ou est limité dans ses mouvements, la pensée ne risque t-elle pas d'être perturbée ? D'où, souvent, pour certain(e)s d'entre nous, des syndromes d'angoisse, d'anxiété...d'où l'importance, parfois d'assistance psychologique (il existe des cellules d'écoute). Cette anxiété est d'autant plus amplifiée, indépendamment de cette réalité liberticide, par un contexte d'INCERTITUDES » multiples que nous vivons . Nous ne savons pas de quoi demain sera fait. En effet, on ne connaît pas précisément les conditions du déconfinement qui vont être décidées. Cela tient au fait que :  # les données scientifiques sur le virus sont encore incertaines ; # les choix thérapeutiques le sont tout autant. Et donc, il est bien difficile de se demander quels types de modalités de déconfinement appliquer. Il ne s'agit pas de remettre en cause le principe d'un déconfinement (besoin psychologique et économique...) mais il nous faut avoir des garanties fermes pour une non mise en danger de notre santé. Or ces garanties ne sont pas claires. On peut comprendre les difficultés que peut avoir tout gouvernement face à ces problématiques générant des incertitudes pour décider. Le premier ministre français déclarait ainsi : « Nous devons faire des choix fondés sur des incertitudes » (19 avril 2020). Par ailleurs, certain(e)s s'étonnent du fait que la vérité de la science ne soit ni celle de la politique, ni celle de l'économie, ni celle de la sociologie sociale...De fait leurs « préoccupations » n'étant pas les mêmes et l'échelle temps différente, il est compliqué mais pourtant nécessaire que leurs experts respectifs puissent dialoguer afin qu'au final, le politique (le gouvernement) prenne les décisions « les mieux » adaptées (ref. "Le Savant et le Politique" par Max Weber) .. C'est ainsi que le gouvernement a crée un conseil d'experts composé de représentants de ces disciplines (à majorité scientifique et médicale). De fait, il faut faire des choix en tenant compte de nombreuses données contradictoires ou amenant à de nombreuses questions, par exemple : dans quelle mesure les sujets asymptomatiques peuvent contaminer ou non ?; Les enfants porteurs du virus contaminent-ils peu ou comme les adultes ?; Quand apparaissent les anticorps et protègent-ils ?; Le virus est-il transportable par des particules d'aérosol et jusqu'à quelle distance si tel est le cas ?; quelles sont les conditions de survie de ce virus ( température, humidité, rayonnements,...) ; etc.Il en est de même pour pour les traitements : quels sont les résultats des études Discovery et autres concernant des antiviraux, des anticytokines, l'hydroxychloroquine,.. ? ; la nicotine inhibe t-elle l'entée du virus dans la cellule ?!. Enfin, les incertitudes supplémentaires quant à la disponibilité des masques,des test PCR et sérologiques en quantité et qualité suffisante, traçage ou pas  ne font que rendre plus difficiles les prises de décisions relatives aux conditions de déconfinement. Face à nos choix liberticides , à toutes ces incertitudes et aux hésitations quant aux prises de décisions des gouvernants, il est compréhensible que l'anxiété gagne certains de nos concitoyens. Alors, modestement, nous suggérons de nous tourner non seulement vers des méthodes de relaxation mais aussi vers un peu de philosophie avec l'expertise d'André, notre professeur de philosophie et chroniqueur. Ainsi, une approche de pensée conduisant à une certaine ataraxie (sérénité) pourrait être intéressante : essayons de prendre du recul ; tachons de maintenir notre pleine capacité de liberté de penser en cultivant notre monde et notre liberté intérieures. Pas facile direz -vous. Alors nous vous conseillons quelques lectures courtes : # Le Manuel d'Epictète (livre de chevet de BS depuis 55ans!) ; # La lettre à Ménécée d'Epicure;  # De natura rerum de Lucrèce ; # Pensées pour moi même de Marc Aurèle  Tous sont des philosophes de la mouvance stoïcienne avec quelques nuances . Si Epicure mettait plus en avant le fait de rechercher le « bonheur » (en recourant à la raison et à l'exercice pour suivre la nature), nous référant à Epictète , nous pouvons dire que, en référence au contexte actuel: il y a des choses qui ne dépendent pas de nous (l'apparition de ce coronavirus) et des choses qui dépendent de nous (nous y adapter et agir)...mais il ne sert à rien de nous lamenter ou de nous révolter ...contre la nature...alors que nous en faisons partie...tout comme ce virus . Ce virus à la frontière du vivant et du non vivant duquel nous devons nous protéger. Que , face aux incertitudes, nous maîtrisions notre pensée.         Alors, certes, nous pouvons assumer une inquiétude face à des incertitudes mais nous ne pouvons que nous adapter en étant réactifs, créatifs, inventifs pour être mieux et atteindre une certaine sérénité !   (BS, Biologiste)-------------------------
Ecoutez notre podcast ci-dessous et n'hésitez pas à vous exprimer sur le sujet. 
QUE L'ON SOIT EN CONFINEMENT OU PLUS TARD EN DECONFINEMENT,
NOTRE RESPONSABILITE DE CITOYEN EST D'AGIR EN RESPECTANT LES PRECAUTIONS pour autrui et nous même.
   Ainsi nous protégerons notre société humaine. Prenons soin les uns des autres, gardons plus que jamais le lien avec autrui.
                 VALETE
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              Bien à vous toutes et tous....                                  Bernard, André et Gilles

0425_a_la_cantorad.mp3 0425-A la cantorad.mp3  (53.5 Mo)


Bernard SAIAG