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Camomille Rebelle

Mardi 9 Février 2021


Ne vous est-il jamais arrivé de renverser votre tasse dans votre lit ? Vous risquez de vous retrouver dans cette nouvelle chronique et sinon, instruisez-vous par avance car, cela vous arrivera surement un jour !



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chronique_72.mp3 Chronique 72.mp3  (2.79 Mo)


Camomille Rebelle


Ô camomille… Artisane de mes rêves et de mes nuits. Mais que s’est-il passé l’autre soir ? Pourquoi t’es-tu ainsi rebellée contre ton aimé ?Je te chérie autant que je compte sur toi chaque fois que je souhaite fermer les yeux.
Comment as-tu me ainsi me trahir ? Comment as-tu pu déverser toute ta haine dans mon lit. Trempé, vexé, et surtout réveillé. Je ne pouvais plus dormir après cette violente vengeance.
Chaque fois, je te versais un bain chaud où tu te prélassais avant que je ne te porte à mes lèvres. Tu étais si bonne, tu étais si chaude…
Dans un mouvement glacé, tu t’es renversée sur mes draps pour interrompre ma grasse matinée.
J’étais un homme dans un lit, pris par la torpeur de la nuit, sans d’autres soutien qu’un bout de sopalin pour éponger l’attaque de celle qui fut mon amie durant tant de nuitées.
Pris dans ma nudité, glacé par cette bile de fleur d’une agressivité sans nom, je savais que rien ne serait comme je l’espérais…
Voici l’histoire de la camomille. Elle qui, toute sa vie avait été l’amie de mes nuits, soudainement voulu sortir de sa condition.
Elle prit sa liberté à bras la tasse tandis que moi, de mon côté, je rêvassais. Elle se dit sûrement « C’est bon, il rêve assez ! » avant de mettre son plan à exécution, en même temps que mon sommeil.
Je me retrouvais, non pas vermeil mais bien marron. Réveillé par l’obligation de changer mes draps tous mouillés.
Je crois que ma camomille s’en est allée fière de m’avoir réveillé, tandis que je me recouchais, fatigué et peiné.
Mais… Si j’étais en colère, c’était hier. Car oui, je suis parvenu à me rendormir, et si mon traversin était encore plein de mon spadassin, je l’ai laissé là, jouir de sa condition, comme on laisse la révolte ouvrière sur le parvis de l’usine.
La morale de cette histoire est que : Si bien souvent on est esclave de ses propres esclaves, la révolte n’est jamais loin.
Or, quand bien même révolution il y aurait, il ne faut pas la craindre outre mesure et l’on peut très bien se rendormir malgré ce type de croche-pied.
 

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Laurent Montovert