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Cécile Bart Effet d'hier au Frac Bretagne à Rennes, du 21 décembre 2018 au 10 mars 2019

Mercredi 12 Décembre 2018

Du 21 décembre 2018 au 10 mars 2019, le Frac Bretagne présente Effet d’hiver, une exposition où Cécile Bart déploie les différents registres de son œuvre : peintures/écrans, peintures/collages, Lisses et, plus récemment développées, les images, qui combinent images fixes, images animées et surfaces colorées.


Exposition au Frac Bretagne

Selon ses propres mots, Cécile Bart est peintre et, en forgeant à la fin des années 1980 ce qui deviendra son outil privilégié, les peintures/écrans, elle a ouvert une voie nouvelle au monochrome, au mode d’apparition des images, au concept-même d’exposition. Dans les espaces du Frac Bretagne, l’artiste construit un parcours qui donne à voir dans le même temps, de multiples configurations des peintures/écrans, de nouvelles versions de Silent Show (CCC OD, Tours 2017-2018), de Virevoltes (Musée des beaux-arts, chapelle de l’Oratoire, Nantes, 2009-2010), des Deux Dames (Musée des Beaux-arts de Dijon, 2005) et des dispositifs aux affinités théâtrales qui, par l’association de différents éléments au mur et dans l’espace, proposent une œuvre totale, quasi immersive. À travers Effet d’hiver, exposition dont l’ampleur est inédite, le visiteur est convié à faire l’expérience d’un art qui tire force et liberté d’une forme de simplicité, de la justesse de ses propositions et qui, continûment, s’enrichit de ses propres prémices.

Les peintures/écrans investissent la première salle. Réalisées à partir du strict vocabulaire du tableau : de la peinture appliquée à la brosse sur une toile elle-même tendue sur un cadre, elles doivent à un choix singulier de matériau, le tergal, et à un traitement de la peinture, essuyée dans le frais pour préserver tout ou partie de la transparence du voile qui l’accueille, leurs qualités duelles dont Cécile Bart ne cesse de jouer dans des contextes très différents.

Au Frac Bretagne, les peintures/écrans s’échouent au sol, s’élèvent dans l’espace, fixes ou mobiles, et composent comme une pièce où le visiteur aura un rôle-clé, celui d’éprouver, par son propre mouvement et dans l’aléa d’une luminosité changeante, couleur et lumière, jour et contrejour, transparence et opacité, champ et hors champ. Dans cet espace, l’artiste propose aussi une nouvelle version de La Suite dans les images (Musée Denon, Chalon-sur-Saône, 2018), une installation comprenant Posters, diaporamas et peintures/collages. Non loin, la reconstitution d’une œuvre de 1986 témoigne de ce que la projection est à l’ensemble de l’œuvre une donnée précoce et essentielle.

De manière implicite, les peintures/écrans conversent dès l’origine avec le cinéma. Référence constante depuis les années d’études à l’École des beaux-arts de Dijon, les indices en sont nombreux : le cadre qui invite au décadrage et au travelling, le rôle de la lumière sans oublier les « acteurs » si l’on songe à ce que la disposition des peintures engage des trajectoires des visiteurs.

Frac Bretagne




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