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De nouvelles casquettes pour les postiers !

Vendredi 22 Janvier 2016

Face à l’érosion du courrier, la Poste s'adapte et diversifie son activité. Bientôt livreur ou examinateurs du code, les postiers multiplieront les activités mais ce n'est pas du goût des syndicats.


La diversification d'activité des postiers est donc un chantier important pour La Poste. Nous avons beau râler lorsque le courrier n'arrive pas à temps, les 85.000 employés doivent porter de nouvelles casquettes face à la baisse inexorable du poids du courrier.
Parmi ces nouvelles activités, la veilleurs sociaux, la livreurs et examinateurs du Code sont les pistes les plus évoquées.
Mais les demandes de l'Etat, propriétaire de la société anonyme, n'enchantent pas toute la profession. Ainsi, beaucoup de syndicats restent sceptiques.


C'est en vecteur de lien social que l'on imagine souvent le postier. Et c'est avec cette idée en tête que l'Etat demande à ses postiers de devenir veilleurs sociaux. C'est à dire de rendre visite quotidiennement à des personnes isolées.

Les facteurs livrent le courrier et pourraient bien étendre leurs activités aux petits médias comme les CD ou les DVD prêtés par les médiathèques à des personnes à mobilité réduite. Mais aussi la livraison de médicaments chez les particuliers pour le compte des pharmaciens.

Mais c'est surtout la casquette d'examinateur du Code qui a fait parler d'elle. La loi Macron  prévoit en effet d'augmenter le nombre d'inspecteur et La Poste s'est portée candidate. A Paris, Marseille et Lyon, une cinquantaine de postiers feront donc passer le permis dans quelques uns des 17.000 points de contact dont dispose La Poste.

Certaines idées sont plus délirantes comme le projet Animaleo qui consiste à faire passer les facteurs pour des gardes d'animaux...

Face à ce genre d'expérimentations farfelues, les syndicats montent au créneau. Ils soulignent le sacrifice de la tournée au profit de nouveaux services. Une perte de valeur qu'ils jugent préjudiciable pour le métier.

De plus, les idées de nouvelles casquettes  laissent les syndicats perplexes. Comme avec l'exemple cité plus haut, certaines activités proposées désolent les syndicats qui n'y voient qu'un challenge interne servant une expérimentation tous azimuts. La charge de travail serait trop importante et la fonction première du facteur n'en serait que plus aliénée.

Face à ces réticences, La Poste rappelle que les nouveaux services représentent un chiffre d'affaire en perpétuelle hausse à hauteur de 220 millions d'euros sur 2014 (sur un total de 22 milliards).





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