Radio Laser - Média citoyen de proximité
.

Facebook
Twitter
Emissions Talk
Emissions Musicales

 

Recherche


Gallinacée Caline assez

Dimanche 15 Novembre 2020


Le dimanche, pour notre cher chroniqueur Arno Labo, c’est le moment d’un rendez-vous particulier : le poulet du dimanche. C’est pourquoi il vous a cocoté une petite fable qui vous fera sourire.


ok_chronique_radio_laser___arno_labo___gallinacee_caline_assez___chronique_confinee_6___diffusion_08_11_2020.mp3 Chronique d'un confinée - Gallinacée Caline assez  (5.85 Mo)


Gallinacée Caline assez


Il était une fois, une poule et un poulet. Ils avaient chacun et chacune leurs taches respectives. Pour l’une, il s’agissait de pondre ; pour l’autre, il s’agissait de répondre par un chant d’artiste raté à la voix éraillé, au réveil du seigneur Soleil.
 
Les deux savaient que leur travail était essentiel et que, sans eux, bah il n’y aurait point d’œufs pour alimenter le maitre fermier. Ce dernier qui était bon, en échange, leur permettait de vaquer à d’autres activités plus plaisantes une fois leur job accompli.
 
Ainsi, la poulette tortillait du fion pour accomplir son métier duquel dépendait l’omelette de fœtus qu’on servirait dans la soirée ; tandis que le poulet réveillait encore l’ensemble de la ferme et sonnait à chaque heures, fier comme un coq dressé sur un fétu de paille.
 
Les deux étaient rigoureux et remplissaient ces tâches de leurs mieux. Mais, comme chacun le sait, humain ou animal, femelles comme mâles, nous sommes tous des ânes. Ce faisant, nous avons parfois besoin d’une carotte appétissante pour nous motiver à faire ce qui ne nous enchante.
 
En l’occurrence, s’il fallait bosser le jours chacun de son côté, la nuit leur appartenait. Mais voilà, le froid s’abattait sur le territoire même temps qu’un terrible mal. Le glas de leurs existences avait sonné, tandis que le glagla arrivait.
 
Il faudrait maintenant les séparer pour ne point les contaminés. La nuit, ils ne coucheraient plus ensembles. Chacun chez soi et les poules seront bien gardées, même si elles sont réduites au froid d’un hiver glacée.
 
Or, la galinacée qui était caline assez, était triste de ne plus pouvoir être besognée par le seigneur poulet. Mais nul besoin de coït pour que ces ovocytes puissent être manger. Mais alors, à quoi sert-il de se casser le cul à produire ce qu’on ne peut consommer quand on ne peut même plus se laisser consumer par l’ivresse de la jouissance ?
 
Le plaisir est une chose qui ne parait parfois pas nécessaire lorsqu’on n’envisage que le travail. Mais le travail sans plaisir devient une tâche qu’on détache de sa première attache. Si on travaille, c’est pour accomplir une œuvre et l’œuvre implique une dimension plaisante. C’est ainsi qu’on peut plaisanter de manière sérieuse.
 
J’ai l’humour plus rigoureux que rigolo, je suis méticuleux pour faire l’idiot. Cependant, si le rire permet de ne pas dépérir, il serait temps de retrouver un sourire durable. En attendant à table, je tenterai d’avoir rabe à défaut de rable de lapin.
 
 

Les réseaux sociaux d'Arno Labo


Laurent Montovert





Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 25 Novembre 2020 - 15:00 Couvre-Film #21 Mignonnes

Mercredi 25 Novembre 2020 - 10:00 Finalité et finesse alité