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J’ai dit « je suis incroyable ». Là, personne ne m’a cru. C’était donc que j’avais raison !

Jeudi 3 Juin 2021



j_ai_dit_je_suis_incroyable_.mp3 J’ai dit je suis incroyable .mp3  (2.36 Mo)


J’ai dit « je suis incroyable ». Là, personne ne m’a cru. C’était donc que j’avais raison !



Chronique :
Je suis inventeur, joueur, auteur, écrivain et interprète de ma vie. C’est formidable. Tellement formidable, que je ne peux m’empêcher de vous le raconter.
C’est ainsi qu’en plus de tout cela, je suis devenu conteur. Je ne l’ai pas fait exprès. C’est venu comme ça.
Un jour, je racontais une chose que j’avais interprété en écrivant un jeu que j’avais inventé. Vous ne me croyez pas ? C’est normal.
C’est alors que j’avais justement dit « je suis incroyable ». Là, personne ne m’a cru. C’était donc que j’avais raison.
On en fait des tonnes de la vie et des passions. Pour moi, tout cela n’est qu’illusion. Mais, quelle belle illusion.
Elle est si belle qu’on en fait des tableaux. Et dans chaque description on y retranscrit la passion.
La passion de l’auteur ou celle de l’œuvre, selon qu’on est artiste ou spectateur. Et puis après, pourquoi les distinguer ?
L’artiste réinterprète dans son regard ce que l’artiste voulait ou non exprimer. Il se fait maitre de l’œuvre qu’il contemple.
Par la vue, il l’inscrit dans sa rétine. Par la rétine, il l’inscrit dans son royaume. Or, on est le roi de notre royaume, alors…
Alors voilà. Voilà comment tout nous appartient en même temps que rien ne nous appartient. C’est ainsi que tout n’est qu’illusion.
Vous direz que j’en fais des tonnes avec les plumes. Certes. Or, cela fait une belle quantité d’oreillers.
Des oreillers doux où l’on pourra s’étendre et se prélasser en laissant aller nos rêves les plus doux. Plus doux que les plumes qui les auront bercés.
L’imagination délurée est l’oreiller de ma vie, à la fois tendre, souple et confortable.
Or, je dois enfin vous avouer quelque chose que je n’ose imaginer. C’est de basculer du rêve à la réalité.
Je préfère encore poursuivre la douceur de ma nuit dans les bras rassurant des muses qui me bercent.
En fait, j’ai peur de vivre une vie que je n’aurai pas inventé. Mais chut, c’est un secret.
 

 

 

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Laurent Montovert