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L’inspiration, c’est la pensée qui torture des idées

Jeudi 24 Février 2022


Arno nous expose aujourd’hui en quoi l’inspiration est le produit d’une forme de torture de l’idée par l’intellect.


s2_ep_74___l_inspiration,_c_est_la_pensee_qui_torture_des_idees____chronique_du_24_02_2022_1.mp3 S2 EP 74 – L’inspiration, c’est la pensée qui torture des idées – Chronique du 24_02_2022.mp3  (2.87 Mo)


L’inspiration, c’est la pensée qui torture des idées


L’inspiration est une chose. Les idées en sont une autre. L’idée est une inspiration et l’inspiration l’expiration. C’est un mouvement respiratoire.
L’idée vient de l’extérieur et l’inspiration est un souffle qui sort de nous. C’est ce que nous retirons de l’idée.
Cependant, l’idée, ce peut être n’importe quoi. D’ailleurs, c’est souvent n’importe quoi. Elle entre, puis elle reste en nous.
C’est alors que le travail de la pensée opère. Elle maltraite l’idée en la tournant et la retournant. Elle la cogne, la triture, lui tire dessus jusqu’à la déformer.
Une fois que la pensée s’est assez amusée de cette méchante activité, elle recrache une chose. Ce peut être plein sous diverses formes. Mais, il faut que ça sorte.
C’est alors que l’inspiration vient pour parvenir à extérioriser ces pensées produites à partir de l’objet – l’idée – qui aura été traumatisée. Elle est un peu l’hématome, la conséquence visible d’un mal intime.
Or, certes… Ce n’est pas du joli mais, ça vise à produire du beau. Alors, on l’excuse un peu et on s’y fait en mettant de côté le côté supplicié qui l’a engendré.
Toutefois, n’allez pas croire que ce travail de tortionnaire est aisé et agréable, du moins en toute circonstance. (Car il faut se l’avouer, c’est souvent très savoureux intellectuellement de malmener une idée).
En effet, le bourreau aussi peut renâcler à monter les marches de l’échafaud. Ce n’est pas seulement réservé au condamné. Ce peut être parfois difficile ou pénible. Ce qui est un comble alors car la torture devient une torture.
Seulement, il suffit aussi d’un brin de soleil et l’esprit s’échauffe, la lame s’aiguise et l’esprit se remet en route.
Il fait feu de tout bois, rebondit sur chaque mot et se remet à malmener ce qu’il entend pour produire d’autres choses qu’ils lui auront inspiré.
Par cette maltraitance de l’idée, l’esprit respire. Il inspire le monde et en souffle un nouveau.
 
 

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Laurent Montovert






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