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La mort, comment en parler avec les enfants

Jeudi 3 Janvier 2019


Quelles sont les questions qui reviennent le plus souvent

La mort, comment en parler avec les  enfants
« Est-ce que c’est obligé de mourir ? » : selon leur âge et leur vécu, certains enfants peuvent poser cette question avec une immense révolte car la réponse à cette question existentielle se solde par le deuil de la toute-puissance dans laquelle vivent tous les enfants. Il faut donc expliquer et parfois répéter : « on meurt parce que c’est prévu comme ça. Tout ce qui est vivant, mourra un jour. On ne peut rien contre ça. » D’autres expériences peuvent contribuer à l’acceptation progressive de ce principe de réalité : quand, par exemple, un enfant  constate qu’il ne peut pas être à deux endroits en même temps, qu’il doit faire des choix, qu’il ne peut pas tout avoir. Il intègre la notion de limite. Cependant, si on constate que l’enfant continue à croire que les morts vivront à nouveau, ce n’est pas grave et ce n’est pas la peine d’insister. C’est le signe qu’il n’a pas encore la maturité pour comprendre, cela viendra. Certains enfants vont, par exemple, beaucoup jouer à la mort avec leurs figurines ou dans leurs jeux de rôles, comme pour renouer avec leur toute-puissance et exorciser la mort. « Quand je joue, c’est moi qui décide ! »


Quand je serai grand, tu seras mort ?:  La première réaction d’un enfant face à la mort d’un proche, c’est la peur de l’abandon. Avant même le chagrin. Il est donc normal qu’il se questionne sur la mort de ses parents. Vous pouvez laisser entendre dans votre réponse que les générations laissent la place aux plus jeunes tout en gardant en tête l’aujourd’hui de la vie. En gros, vous pouvez dire quelque chose comme : « Il y a des chances que je meure avant toi, et c’est ce que je souhaite. C’est toi alors qui pourra aider le monde et la société par ton travail, par ce que tu feras. Mais, pour l’instant, je suis bien en vie, et j’ai envie de faire encore beaucoup de choses avec toi. » Cette question montre aussi que l’enfant a compris l’ordre des choses : normalement, les plus âgés meurent avant les plus jeunes. Lorsque l’inverse se produit, dans le cas d’un décès d’un nourrisson, d’un enfant, d’un jeune. L’enfant s’indigne comme les adultes (« c’est pas juste ») on ne peut que dire son désarroi : « je n’ai pas de réponse ; ll est mort très jeune et c’est le contraire de ce qui devrait se passer. Les choses ne se passent pas toujours comme on le prévoyait et tout cela nous dépasse. »


On va où quand on est mort ? : C’est une question à laquelle personne ne peut répondre avec certitude. Autant le dire ! Ce n’est pas parce qu’on ne sait pas qu’on ne doit pas parler. On peut expliquer que les gens ont des croyances et des opinions différentes sur ce point, avant de donner son propre point de vue. « Moi, je pense que… Toi, tu te feras ta propre idée. »

la_mort,_comment_en_parler_avec_les__enfants_01.mp3 La mort, comment en parler avec les enfants 01.mp3  (12.28 Mo)

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Lecture pour aller plus loin :

Lire un livre suite à une question d’un enfant sur ce sujet peut être un appui pour les parents. Cela peut amener d’autres questions, cela peut aider les enfants à exprimer leurs ressentis. Il y a aussi un aspect plus poétique et moins direct et donc plus abordable pour tout le monde.

Les grands classiques :
« L’arbre sans fin » de Claude Ponti 
«  La découverte de petit-Bond » de Max Velthuijs (école des loisirs)
« Au revoir Blaireau » de Susan Varley ou encore « Marie est partie » d’isabelle Carrier,
« Il faut le dire aux abeilles » de Sylvie Neeman et Nicolette Humbert.

 

Laurent Montovert




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