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Les chemins se sont toujours tracés là où il n’y a pas encore de chemin tracé alors, j’aspire à la bonne conduite même si je n’ai pas le permis

Vendredi 17 Juin 2022



Les chemins se sont toujours tracés là où il n’y a pas encore de chemin tracé alors, j’aspire à la bonne conduite même si je n’ai pas le permis

 

s2_ep_144___les_chemins_se_sont_toujours_traces_la_ou_il_n_y_a_pas_encore_de_chemin_trace_alors,_j_aspire_a_la_bonne_conduite_meme_si_je_n_ai_pas_le_permis___chronique_du_17_06_2022.mp3 S2 EP 144 – Les chemins se sont toujours tracés là où il n’y a pas encore de chemin tracé alors, j’aspire à la bonne conduite même si je n’ai pas le permis – Chronique du 17_06_2022.mp3  (3.26 Mo)


Il faut parfois se perdre pour trouver son propre chemin. Alors, arpenter la vie prend tout son sens. Les périodes d’errance se transforment en moment d’exploration.
Cependant, pour parvenir à cette réflexion, il faut parcourir une longue route. Il faut dépasser les difficultés. Il faut aussi s’arrêter parfois pour se reposer et reprendre de l’énergie pour avancer.
Moi, je n’ai pas le permis. J’ai pourtant pris des leçons et j’ai appris le code. J’ai même passé l’examen ! Toutefois, bah en fait…, l’examinateur m’a dit un truc du genre… « Vous savez conduire, certes, mais pas sur la route ».
Du coup, bah ça n’le faisait pas trop apparemment. Mais, ça n’m’a pas empêcher de prendre mon petit véhicule et de me lancer à l’aventure !
Je tâche d’être un vivant autodidacte. J’apprends de mes erreurs et je fais en sorte que ça roule.
Je suis un free rider. J’emprunte de petits chemins et je n’ai pas de carte. J’avance comme je peux et j’aspire à la bonne conduite.
Il m’arrive de prendre avec moi des autostoppeurs. On fait un bout de chemin ensemble et nous nous séparons.
Parfois, je les dépose à bon port. Parfois, je ne fais que les avancer. Et hélas, il est déjà arrivé que je leur fasse finalement faire un détour. Je m’en attriste toujours, mais j’en retiens le meilleur car, c’est (presque) toujours une belle rencontre.
Ce qui est marrant c’est que, si je n’ai pas le permis, je tâche de conduire ma vie avec fluidité et beauté.
Bien des gens s’emploient à avancer en ne faisant que respecter les codes, en suivant les axes les plus sécurisés, en respectant les limitations.
Pour ma part, j’adopte une conduite douce et souple toutefois, je n’hésite pas à accélérer ou à ralentir en fonction du paysage. Je m’arrête sur le bas-côté pour contempler les chauffards.
Parfois, il survient un accident. Si cela me peine, je tâche de ne pas surréagir. Je ne m’y arrête pas si je ne peux pas aider. Sans quoi cela pourrait engendrer un autre drame dont je serai alors la cause.
Non, je conduis là où je veux. Je roule dans les forêts, sur les routes, dans les lieux où il n’y en a pas encore et j’espère que d’autres pourront alors me suivre.
Je vais là où je vais. J’avance et je me perds. Je me perds pour avancer. Je m’égare sans jamais oublier que, les chemins se sont toujours tracés là où il n’y a pas encore de chemin tracé.
 

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