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On vous greffe un violoniste dans le dos. C’est con, vous n’aimez pas le violon !

Mercredi 17 Février 2021


Vous connaissez la différence entre l’avortement et un violoniste greffé dans le dos ? Non ? Bien, Arno Labo va tenter de vous l’expliquer à travers une expérience de pensée bien connue servant d’argument à la défense de l’avortement… Une chronique dilemmatique qui vous donnera de quoi rigoler, et même peut-être, penser.



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chronique_81.mp3 Chronique 81.mp3  (3.26 Mo)


On vous greffe un violoniste dans le dos. C’est con, vous n’aimez pas le violon !


         Imaginez, vous arrivez à l’hôpital pour une banale intervention et on vous greffe un violoniste dans le dos. C’est l’histoire qui est arrivée à J.J. Thomson.
Manque de chance, cette personne détestait le violon. Toutefois, c’était la seule à posséder le même groupe sanguin si particulier permettant de sauver le musicien.
            Les deux sont branchés l’un à l’autre et, si Mme T prend la décision de se débrancher, le violoniste meurt.
Ah, il faut que je précise. Il faudra tenir 9mois ensemble, et Thomson devra rester alitée et mettre sa vie en suspens.
            Haha, alors : Que feriez-vous à sa place ?
Bien sûr, toute vie mérite d’être sauvée et si vous rompiez le lien, cela reviendrait à refuser de sauver l’homme. Ce serait donc immoral.
            D’un autre côté, vous n’avez rien demandé et la situation implique que vous interrompiez votre vie durant une certaine durée.
            De ce fait, peut-on vous « obliger » à accepter la sentence ? Diriez-vous « eh bien, elle est rentrée de son plein gré dans l’hôpital, c’est de sa faute car dans un hosto, on est là pour sauver des gens » ?
            On est entre deux situations : Celle du passant qui voit un enfant se noyer. Il suffit qu’il tende la main pour le sauver. S’il ne le fait pas, c’est immoral.
Or, seconde situation, s’il vous faut sacrifier votre vie pour le sauver, on ne pourra pas vous y contraindre moralement.
On dit que cet acte serait alors « surérogatoire ». Autrement dit, vous mériteriez une médaille si vous le faites, mais on ne vous blâmera pas (trop) de ne pas le faire.
Il y a donc le principe que, chaque vie mérite d’être sauvée ; et que, on doit pouvoir jouir librement de sa propre vie dans le cas où la survie d’un dépend de l’usage de votre corps.
On ne peut donc pas vous obliger à vous sacrifier pour un autre. Cette expérience de pensée est l’argument (largement simplifié) de la « défense de l’avortement » produit par Judith J. Thomson.
 

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Laurent Montovert





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