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Putain de Corona !

Vendredi 6 Novembre 2020


Reconfinement jour 7, c’est dur…

Comment allez-vous ? Moi, je commence à ronger mon frein tandis qu’on n’arrive péniblement à la première semaine. C’est mal parti, mais c’est parti et c’est ainsi.



chronique_d__un_confine_04_putain_de_corona.mp3 Chronique d'un confiné 04 - Putain de Corona  (5.41 Mo)


Putain de Corona !

Je tâche de me faire à cette situation précaire qui vise au pré-care. Comme on dit, mieux vaut prévenir que guérir. Pourtant, bah ce n’est pas facile… Ah putain d’Corona ! Oups, mon désarroi me pousse aux limites de la bienséance langagière.
 
Boarf, tant qu’à être vulgaire : Diantre, fichtre, sapristi, putain, merde, fait chier ! Aaah ça fait quand même du bien de se lâcher, se défaire un peu du langage guindé qui tient parfois notre société dans un corset bien trop serré.
 
Le vulgaire, parlons-en. Ca vient du grec « vulgos », enfin je crois, qui vise « le peuple ». Vulgariser, c’est un mot qui signifie notamment « rendre accessible à tous ». Le vulgaire serait-il donc nécessaire à la démocratisation par le langage ? Je ne sais pas. 
 
Pour ma part, je n’ai jamais trop su bien m’exprimer. Du moins, à me faire comprendre. Parce que c’est bien beau de causer, encore faut-il être compris. Et pour ça, il faut savoir adapter son langage à son public.
 
J’connaissais bien des mots, notamment ceux que je voyais dans les bouquins que je lisais. Or, c’était surtout des ouvrages datant du 18ème et 19ème. Ce n’est pas mal, mais j’avais 13/14ans alors… Enfin bref, pour pécho c’était pas idéal.
 
La mode du lyrisme romantique à la Baudelaire ou Goethe, genre les Souffrances du jeune Werther et tout, c’était un peu dépassé quoi. De deux cents ans environs En bref, quand ils écoutaient Sinik, je lisais Sénèque. C’est peut-être ça qui m’a rendu cynique et m’a poussé ensuite vers Diogène. Vous savez, c’est le mec qui vivait à poil dans un tonneau… Pas bien glorieux quoi…
 
Mais bon, j’ai continué de lire car le langage est un médicament qui permet de guérir les blessures qu’il peut provoquer par ailleurs mais... Mais le langage est essentiel. Donc, peu à peu, j’ai appris à m’exprimer différemment en sortant du carcan de ma culture décalée.
 
J’ai quand même taché de ne pas tout oublier. Car oui, c’est avec le langage que l’on pense. Et oui, la petite voix dans notre tête ne peut avancer qu’en ayant des mots assez fins pour préciser sa pensée. C’est donc en ayant une grande palette de mots que l’on peut le mieux réfléchir.
 
On continuera donc de dire de beaux mots, lire de belles lettres et envoyer de doux messages, c’est là le message le plus doux que j’ai pour vous.
 
Alors merde, faisé bi1 gaff à keske vous disé, sans quoi, vous aurez l'esprit biaisé.
 
 

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Laurent Montovert





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