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Travail, œuvre et paradoxes en réseaux

Jeudi 26 Novembre 2020



chronique_confine_20.mp3 Chronique d'un confiné-Travail, œuvre et paradoxes en réseaux.mp3  (2.92 Mo)


Travail, œuvre et paradoxes en réseaux

Ah, douce candeur du prêcheur radiophonique à la verve aussi lubrique que funeste et à l’humeur changeante en ces temps de disette… Bonjour
 
Voilà 256 jours que je chronique des pensées aléatoires. Près d’un mois que je les partage à la radio. Des jours qui s’accumulent dans le tumulte du néant. Oui, le néant est chargé.
 
Paradoxalement, l’endroit qui regroupe le rien se rempli chaque jour des diverses absences qui nous agitent. Je dis qu’il y a un paradoxe ici car le rien s’étend de plus en plus.
 
Eh oui, je constate que les choses qui se perdent s’accumulent. Nous produisons plus que nous n’avons jamais produit. Pour autant, si de plus en plus de choses (se) passent, c’est que de plus en plus de choses disparaissent par ailleurs.
 
Or, cet ailleurs, où est-il ? Où vont toutes ces œuvres que l’on produit ? Restent-elles et participent-elles à fabriquer un nouveau monde ? Combien d’échanges et de réflexions disparaissent à peine ont-elles été émises ?
 
 A ce sujet, une dame sympa, Hannah Arendt je crois, parlait du « travail » et de « l’œuvre ». Vous pourrez allez voir sa distinction. C’est assez pertinent je crois. Pensez donc à Tinder ou autres nouvelles applications.
 
Or, je m’oppose un contre-argument. Oui, j’aime débattre avec moi-même. C’est le meilleur moyen que j’ai pu trouver pour me donner raison. On fait comme on peut hein…
 
Bref, justement, toutes ces applications que nous agrémentons de nos remarques qui sont pour nous éphémères, fonctionnent précisément à partir de ces « traces » que l’on laisse dessus.
 
On pense que rien n’y reste. Toutefois, tout y reste finalement. Et ces données que nous accordons allègrement participent à changer le monde. Seulement, nous sommes déconnectés de la visée finale de ces changements.
 
On s’y étend. On marque le monde. On alimente ce monstre qu’est le néant, sans penser aux changements que nous amenons. On participe à faire un monde qu’on déteste, précisément en le critiquant sans vergogne.
 
C’est paradoxal. J’aime les paradoxes. Ça me fait rire, même s’ils ne le sont pas toujours…
 
 
 

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Laurent Montovert